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Robert Maisonneuve : côté cour, côté jardin…

 

Interview de monsieur le Maire de Labatut-Rivière, conduite par Dominique L. et Alain F.

ce lundi 10 novembre 2008

 

  Maire

Cette interview - première d’une série que nous espérons dédier aux personnalités les plus marquantes de notre village - est consacrée à un homme que d'aucuns connaissent, d'autres moins, et qui, de part sa fonction de premier magistrat de la commune, est un trait d'union entre les habitants de notre village.

Robert Maisonneuve a pris ses fonctions de maire cette année. Derrière l'homme, à l'apparence un peu froide, il y a l'étoffe d'un maire "qui veut faire bouger les lignes", un homme réfléchi qui pose un regard non dénué d'humour sur "les choses de la vie".
 

 

 

C'est avec beaucoup d'humilité, sans faux-fuyant, que Robert Maisonneuve s'est donc livré à cet entretien. Homme de terrain, il l'est et l'a été puisque son itinéraire l'a conduit des Hautes Pyrénées à des régions du monde fort éloignées. D'ici et d'ailleurs, son expérience est une histoire de rencontres, de voyages, sans oublier un travail et des responsabilités qui forgent le caractère .

 

Un maire, un homme

Alain F., une fois instauré le climat de détente et de sympathie, propice au coup d’envoi de l’entretien, lance la première volée de questions, sur le ton de la confidence…

Pourrais-tu nous parler un peu de toi, nous dire, en quelques mots, d’où tu viens, quel est ton passé et pourquoi es-tu revenu à Labatut ?

Un enfant du pays

Robert Maisonneuve, quoiqu'il dise, est un enfant de Labatut : "C'est au Moulin du Las que je suis né, le 7 octobre 1945. Du côté paternel, les racines sont à Montfaucon et Lafitole ; alors que de Vendée vient la ‘souche ‘maternelle’. Après la guerre de 1914-1918, les Hautes Pyrénées connaissaient un fort déficit de main-d’œuvre, une vingtaine de couples vendéens, dont mes grands-parents maternels,  étaient venus s' y installer. "

C'est à Labatut que Robert Maisonneuve fréquente l'école primaire jusqu'au certificat d'études. Du concours de l'Ecole Nationale Professionnelle de Tarbes, à l'obtention d'un BTS électrotechnique, il fait son chemin, celui-ci va le conduire loin, et satisfaire son "âme de voyageur".

Un voyageur

Intégrant la Compagnie Générale de Géophysique, Robert Maisonneuve s'éloigne : pour l'Indonésie d'abord. L'entendre raconter le travail "en brousse" est comme ouvrir un carnet de voyage ! l'on comprend que les conditions âpres forgent le caractère, stimulent l'esprit d'initiative et de décision. En outre, les déplacements fréquents des "dirigeants" évitaient une routine sclérosante d’où une obligation de performance et de remise en question permanente. Mais cela, c'est en filigrane qu'on le devine derrière les propos de Robert.

"Dans le but de me marier, j'ai quitté la Compagnie Générale, le régime étant difficilement compatible avec une vie de couple." Deux années sur Tarbes et Eauze et puis à nouveau l'étranger, plus particulièrement l'Afrique du Sud, le "Cape Hope", jusqu'en 2003 exactement.

Un homme discret

Quand on l'interroge sur sa famille, Robert Maisonneuve se fait brusquement discret et pudique.

"Je ne souhaite pas m'étendre sur ma vie privée, je tiens à la préserver". Nous saurons juste qu'il a deux filles et que, depuis peu, il est grand-père. A peine laissera-t-il entendre, sans se répandre, que la vie a fait que l'installation sur Pau fut liée à ses fréquentes absences professionnelles, car travailler "dans le pétrole" impliquait des rotations et des départs prolongés. Mais "les liens n'étaient  pas pour autant coupés avec le Moulin du Las". Et c'est ici qu'il revient car "je me sens mieux à la campagne qu'à la ville".

En intermède et avant que Dominique L. n’entame le deuxième volet de l’entretien, nous avons fait subir à Robert l’épreuve du "questionnaire de Proust". "Epreuve" permettant de mieux cerner encore les contours de sa personnalité. Questions auxquelles celui-ci s’est prêté avec sérieux et gentillesse… Cliquez ici pour voir les réponses au dit questionnaire.

Robert Maisonneuve, un maire sur la sellette

  Maisonneuve R.

 


Deux phrases entendues dans cette seconde partie de l’interview sont à mettre en exergue :

"nous avons un devoir moral envers la population"
"une action basée sur toute la population"

Dominique, qui souhaitait aborder ici les questions "diverses et impertinentes", relance l’entretien à un rythme soutenu…

 

  

- Monsieur Maisonneuve, en tant que maire, comment définissez-vous votre "mission" ?

Expliquer, et convaincre.

- Quel "basic instinct" vos détracteurs réveillent-ils en vous ? La révolte.

- Quelles "propositions indécentes" pourriez-vous faire aux Labatutoises et Labatutois ? 

Je bannis tous les mots indécents de mon vocabulaire, j'ai trop de respect pour les Labatutois pour leur faire des propositions de ce type.

- Deux listes ont été présentées lors des élections municipales. Comment comptez-vous être l'élu  "des uns et des autres" ?

 Là encore  rassembler, convaincre... et expliquer.

- Quelles seront, dans les mois à venir, vos priorités ?

Toujours et encore rassembler les villageois. Dans les semaines à venir, constituer un comité des fêtes et établir un calendrier des festivités et des manifestations. Rassembler, c'est-à-dire arriver à faire participer toutes les associations. Et enfin, terminer ce qui est en cours, à savoir l'école, le service incendie, les routes... Toute mon action est basée sur l'ensemble de la population, pour que tout le monde en profite.

- Toutes les associations sont-elles reçues par Mr le Maire ?

Ma porte est ouverte à tout le monde, à mes amis comme à ceux avec lesquels nous avons pu avoir des différends

-Souvent, on vous croise dans le village, vous-même ou les conseillers, les "manches retroussées". Etre présents sur le terrain est-ce votre façon de faire?

La commune n'a pas beaucoup de moyens financiers. Si l'on veut que ça "bouge", il faut le faire soi-même...

- En quelques mois, de beaux défis ont été relevés : l'école, les routes, la maison des associations… Cela va-t-il peser financièrement pour les Labatutois ?

En ce qui concerne les travaux de l'école, ceux-ci sont pris en charge par le R.P.I. (regroupement pédagogique intercommunal) qui lui est directement financé par l’impôt. Pour le reste, le budget étant restreint, je sollicite les conseillers et je ne compte pas mon temps car je veux que l’on avance. Nous sommes élus, nous avons un devoir moral envers la population.

- Pour rendre attractive la commune de Labatut-Rivière, quels arguments avez-vous ?

Notre village n'a pas réellement d'atouts, aussi je ne peux parler actuellement qu'en termes de convivialité ; j'essaie d'en faire un village où il fait bon vivre.

Que Monsieur le Maire de Labatut-Rivière soit chaleureusement remercié pour l’accueil qu’il nous a réservé.

 

 

 

Dominique L. et Alain F.

 
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